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Angélus

21/05/2019
Le Gabriel carillonne au son de l’Angélus

A Angélus, le carillon sonnait pour rassembler les paysans à la prière, mais aujourd’hui, à qui veut tendre l’oreille, il est possible d’entendre son écho place de la Bourse à Bordeaux. Sous l’impulsion de Stéphanie de Boüard-Rivoal, directrice générale du Château Angélus, la famille de Boüard de Laforest vient de racheter Le Gabriel, restaurant gastronomique, véritable institution bordelaise. Mais la nouvelle génération a d’autres projets encore pour que résonne le carillon…
 

Logis de la Cadène (terrasse).

Après le rachat en 2013 du Logis de la Cadène à Saint-Emilion, adresse rapidement distinguée d’une première étoile, suivie de la Maison de la Cadène (4 suites elles aussi situées en plein cœur de la cité) et, l’an dernier, de l’Auberge de la Commanderie, le château Angélus a racheté, fort de son expérience, le restaurant emblématique qui domine le miroir d’eau, sur la place la plus photographiée de Bordeaux ! Les clés ont été confiées à Alexandre Baumard, le jeune chef qui œuvre déjà au Logis de la Cadène. Composé d’un restaurant gastronomique de 30 couverts, d’un bistrot de 80 couverts, d’un bar et d’une salle de séminaire, Le Gabriel, où d’importants travaux sont prévus, permet à la famille de Boüard de Laforest de continuer sa diversification dans la gastronomie et l’hôtellerie. « C’est une belle endormie à réveiller, avec un très grand potentiel, de par sa superficie et son emplacement, » confie Stéphanie de Boüard-Rivoal.

Aris Allouche et Paolo Basso devant le carillon d'Angélus.

Depuis l’arrivée de Stéphanie, les actualités ne manquent pas au domaine. En 2017, le carillon aurait déjà pu sonner pour annoncer la conversion des 42 hectares d’Angélus à la culture biologique. Il a de nouveau sonné en 2019 pour l’obtention de la certification HVE 3 qui encadre l’ensemble des bonnes pratiques préservant l’écosystème viticole. Mais il pourrait bien faire tinter ses cloches aux prochaines vendanges pour inaugurer la nouvelle vague verte à Saint-Magne-de-Castillon.

De nouveaux chais pour Carillon

De nouveaux chais devraient accueillir la vendange de « Carillon d’Angélus » et « Numéro 3 d’Angélus. » « Nous sommes passés, avec l’acquisition de nouveaux hectares, de 20 000 à 50 000 bouteilles pour Carillon, il nous fallait un nouveau chai pour accueillir cette production, » explique Stéphanie, qui laisse ouverte la possibilité d’augmenter encore la surface. Le chai de 6 000 m² est actuellement en construction sur la zone d’activité de Saint-Magne-de-Castillon. Une toiture végétalisée permettra d’assurer l’isolation et de récupérer l’eau de pluie. Pensé comme pour produire un grand cru, dans la nef centrale qui rappellera la ligne Angélus, seront placées des cuves suspendues. « Carillon a été créé en 1987, c’était alors clairement le second vin d’Angélus. Aujourd’hui, l’ambition est différente, il s’agit de prendre un sérieux virage et d’en faire un vin à part entière. S’il a augmenté en quantité, nous travaillons avec mon père Hubert sur la qualité notamment en extrayant plus de fraîcheur et gagnant en finesse ». Le vin, vinifié à Saint Magne, ne sera désormais plus vendu sous l’appellation Saint-Emilion Grand Cru mais en Saint-Emilion. Peu importe, il constitue une belle porte d’entrée vers Angélus, 1er Grand Cru Classé A.

Bénédicte Chapard

 

www.angelus.com