Mais aussi
remarquables soient-ils, encore faut-il parvenir à communiquer autour
de ses vins et à les placer dans un marché extrêmement concurrentiel.
« Dès le millésime 2005, avec la qualité de récolte qui s’annonçait,
j’ai fait un effort de sélection de parcelles. Et les médailles qui
sont arrivées alors ont constitué autant d’encouragements. Mais compte
tenu du difficile contexte français j’ai choisi de donner la priorité
au marché étranger. J’ai établi une stratégie en direction de marchés
bien ciblés et avec l’aide de la Coface, nous avons pu entreprendre les
premières démarches en direction de la Chine et du Japon. »
Le
pays du soleil levant a d’ailleurs été le premier à découvrir les vins
du Domaine le Pointu. Une touche de hasard et beaucoup de sincérité
mise dans les discussions ont en effet permis à Karine et Patrick Coste
de réaliser les coffrets-cadeaux personnalisés d’une grande entreprise
nippone de cosmétiques présente aussi sur le marché hôtelier. « Entre
les premiers contacts et la concrétisation, plus de deux ans sont
passés. Nous avons donc compris que tout était une affaire de
patience ! »
Impression confirmée lors des salons
professionnels. Vinexpo Asia en 2006 puis le Foodex 2007 au Japon
commencent seulement à porter leurs fruits aujourd’hui. Un container a
pris la direction de Shangaï aux tout premiers jours de 2009.
Les
vins de ce couple entreprenant ont aussi pris la direction de la Russie
et de l’Estonie. « Pour le moment nous y allons sur la pointe des
pieds. Mais en aucun cas, je ne regrette d’avoir fait ce choix même si
j’ai conscience qu’il faut investir beaucoup de temps et d’argent dans
cette démarche commerciale. La preuve que j’y crois, c’est
qu’aujourd’hui nous travaillons déjà vers des pays où nos vins ne sont
guère présents mais où il y a un réel avenir, comme l’Inde ou le
Vietnam. »
De précieux conseils
Et pour gagner sur le
marché français du haut de gamme comme celui de l’export vers des
marchés émergents avec des vins de pays, Patrick Coste a choisi de
s’appuyer sur les conseils et l’expérience de Christian Prud’Homme.
Consultant, en particulier pour quelques-uns des plus célèbres châteaux
bordelais, celui-ci a accepté de s’impliquer dans l’aventure du
domaine. « Il nous a permis d’avancer plus vite sur l’élevage des vins
et son expérience nous a sans doute permis de gagner cinq ans sur le
choix des barriques. Elles sont toutes bordelaises et grâce à lui, nous
les récupérons au bon moment. »
En parallèle, Patrick Coste
pratique une viticulture et une œnologie les plus naturelles possibles.
« Nous travaillons en particulier en fonction de la météo et des
lunes. »