|

De gauche à droite : M. Kazuyoshi Kogai, M. Malcom Stopp (PLW National PR manager), M. Satoru Mori, Mme Michèle Chantome, Mr. Shinya TASAKIshi
|
Au pays du Soleil Levant, la sommellerie s’est développée depuis les années 70 et a pris un essor considérable à partir de 1995 lorsque Shinya Tasaki est devenu Meilleur Sommelier du Monde, devançant en finale le Français Olivier Poussier qui, lui, allait conquérir à son tour le titre mondial en 2000 à Montréal. Les jeunes sommeliers avaient alors un exemple à suivre et leur héros national ne s’est pas ménagé pour les motiver. Le vin est aussi devenu synonyme de raffinement et les accords vins et mets dont les sommeliers ont le secret ont très vite fait découvrir un nouvel art de vivre aux Japonais.
Les 400 personnes qui venaient assister à la finale nationale étaient prêtes à voir se dérouler un véritable spectacle. Et ce fut le cas…
Shinya Tasaki, vice-président de la Japan Sommelier Association et président de la Commission Technique de l’Association de la Sommellerie Internationale, présentait les 18 candidats qui, la veille, avaient été soumis à des épreuves théoriques et pratiques visant à sélectionner les trois meilleurs d’entre eux pour la finale. Défilé de jeunes gens – une seule jeune fille impeccables dans leur uniforme noir de sommeliers. Annonce des résultats en présence de Kasuyoshi Kogai, président de la JSA et de l’ASI.
Nobuhide Tani, chef-sommelier de la Tour d’Argent à Tokyo, Hiroshi Sadakane, sommelier, au New Hotel d’Osaka et Satoru Mori, sommelier, également à la Tour d’Argent de Tokyo sont les finalistes. Ils vont se succéder, dans cet ordre, sur la magnifique scène du Metropolitan de Nagano. Dans le jury, des personnalités du monde du vin, de la sommellerie, de la restauration et de l’hôtellerie vont évaluer la performance de chacun d’eux pour déterminer qui sera le Meilleur Sommelier du Japon 2008.
|
|
Une dégustation à l’aveugle de trois vins leur est alors proposée : un
blanc – Un Coulée de Serrant 2005 de Nicolas Joly - et deux rouges – un
Barolo DOCG, Lonchera 2003 et un Rioja Crianza, Valserrano 2005 -
L’identification de dix spiritueux en trois secondes, puis le service
d’une demi-bouteille de vin effervescent à six jeunes femmes dont
l’une demandait au candidat comment on faisait la sauce soja… Ensuite
le décantage et le service d’une bouteille de vin rouge, la correction
d’une carte des vins comportant des erreurs et, pour terminer, la
dégustation d’un saké et l’explication de son mode d’élaboration. Les
trois candidats ont ainsi pu démontrer leurs connaissances et leur
talent, qui plus est, en pratiquant une langue étrangère.
L’ensemble du
jury, particulièrement impressionné par leur niveau, a donné son
verdict :
A 31 ans, c’est Satoru Mori, sommelier à La Tour d’Argent de Tokyo, qui
devient le Meilleur Sommelier du Japon 2008 devant Nobuhide Tani et
Hiroshi Sadakane. Un doublé donc pour la Tour d’Argent de Tokyo et une
belle place sur le podium pour le plus jeune sommelier venu d’Osaka. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Satoru Mori s’est aussi vu
adjuger le Peter Lehmann Shiraz Sommelier Award. Il a reçu, avec son
diplôme, une œuvre d’art de la Collection Peter Lehmann en Australie et
une invitation dans la Barossa Valley. A Hiroshi Sadakane, le Trophée
des Vins rosés sponsorisé par le Comité Interprofessionnel des Vins de
Provence qui l’invite à découvrir le vignoble provençal. Il est à noter que Satoru Mori représentera le Japon au Concours du
Meilleur Sommelier du Monde organisé par l’ASI, Association de la
Sommellerie Internationale, au Chili en 2010. Une sélection devra,
d’ici là, déterminer qui sera le candidat japonais au premier Concours
du Meilleur Sommelier d’Asie-Océanie qui se déroulera à Osaka en
novembre 2009.
Michèle Chantome
|