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Une double dégustation parisienne très réussie

Dégustation Prestige
Dégustation Prestige Bordeaux
Une double dégustation parisienne très réussie







“Il est essentiel de pouvoir proposer des Bordeaux Supérieurs et génériques qui font tout à fait honneur à la viticulture. Il est important que ces vins existent et continuent sur la voie du progrès, déjà bien entamée. Notre travail est de le faire savoir”.Jean-Luc Jamrozic


Co-organisateur avec “Sommeliers International” des deux dégustations qui se sont déroulées le 5 et le 29 mars 2007 au “Bistrot des Sommeliers” à Paris , Jean-Luc Jamrozik, Président de l'Association des Sommeliers de Paris, fait part de ses commentaires :
Ces dégustations étaient très bien organisées, très bien préparées par l'équipe de Philippe Faure-Brac, qui nous recevait au Bistrot du Sommelier. La dégustation s'est déroulée en deux fois car il y avait quelque 200 vins présentés, ce qui faisait trop pour une seule séance. 25 sommeliers environ étaient présents à la première sélection, le 5 mars. Outre l'équipe de Philippe Faure-Brac et moi-même, il y avait Jacques Boudin, Georges Lepré, Marie-Claude Orieux, Tony Moinnereau, Didier Bureau, Manuel Peyrondet, David Biraud, Catherine Agelasto, Alain Delort, Gérard Margeon, Jean-Pierre Corlouer, Patrick Mastatin, Jacques Jacomet, Arnaud Fatôme, Antoine Petrus, Patrick Tamisier, Gérard Schneider” précise Jean-Luc Jamrozik.

La sélection comprenait des Bordeaux, des Bordeaux Supérieurs, des Crus Bourgeois et des Grands Crus Classés, ainsi que quelques vins blancs.
Une centaine de vins ont été dégustés le 5 mars, et la séance s'est terminée par un cocktail auquel participaient des journalistes et des propriétaires.
“Nous avons retrouvé les mêmes catégories de vins le jeudi 29 mars, jour de la seconde dégustation à laquelle participait un nombre plus important de sommeliers, car l'association organise sa dégustation traditionnelle le jeudi” précise son président.
Le petit souci, estime Jean-Luc Jamrozik, se trouvait dans “les différences de millésimes, les propriétaires ont envoyé ce qu'ils ont souhaité, donc il n'était pas question de comparer. Pour nous, il s'agissait de goûter le vin tel qu'il pouvait être servi. Chaque commentaire devait indiquer son apogée – si le vin est prêt à boire, ou quand il le serait - et l'accord mets et vin. Les commentaires ont été très rigoureux, certains grands crus classés ont été peu appréciés, contrairement à certains Bourgeois et Bordeaux Supérieurs dignes de monter sur le podium."


Jean-Luc Jamrozik note que “cette double dégustation confirme que Bordeaux est l'un des plus beaux terroirs où on associe Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et Merlot, alors que dans beaucoup d'autres ces cépages ne sont pas assemblés, d'où la richesse et l'intérêt de Bordeaux.
Nous avons goûté des vins de catégories très variées, de 5 € à plus de 100 €, il y a donc des résultats très différents, ce qui est bien normal, mais c'est justement cette différence qui est intéressante. Je pense que c'est une opération à renouveler, car il est toujours instructif de goûter toute la gamme, du Bordeaux générique au Grand Cru Classé. Il y a un avenir pour tous ces vins, en petite ou en grande restauration. On ne boit pas Château Latour tous les jours, il y a une gamme qui nous intéresse énormément, sur des Bordeaux génériques, des petits châteaux ou des Crus Bourgeois qu'il est indispensable de connaître. Nous travaillons beaucoup le vin servi au verre, et les vins dégustés offrent un potentiel énorme pour ce type de consommation, pas seulement dans les génériques, mais aussi dans les Grands Crus Classés, ils ont tous leur place sur nos cartes”.


Satisfait de cette expérience réussie, Jean-Luc Jamrozic souhaite qu'elle aide à faire que le consommateur ne soit pas “un buveur d'étiquette” : “Il est essentiel de pouvoir proposer des Bordeaux Supérieurs et génériques qui font tout à fait honneur à la viticulture. Il est important que ces vins existent et continuent sur la voie du progrès, déjà bien entamée. Notre travail est de le faire savoir”.

Géraldine de Roques