Chers Amis du monde entier,Merci d’avoir suivi avec autant d’intérêt ce 14e Concours A.S.I. du Meilleur Sommelier du Monde qui a confirmé le talent de Paolo Basso, mis en lumière Véronique Rivest, la première femme de l’histoire de la sommellerie à monter sur un podium mondial et révélé le jeune Aristide Spies qui participait pour la première fois à un concours international. D’autant que le Concours du Meilleur Sommelier du Monde 2013 a été vraiment très spécial pour moi, je dois le dire. Spécial parce que les épreuves du concours 2013 ont débuté à l’endroit précis où je suis moi-même devenu Meilleur Sommelier du Monde à Tokyo en 1995, à l’hôtel Grand Prince Takanawa. Spécial parce que, président de l’A.S.I., j’ai imaginé ce concours d’abord en tant qu’ancien candidat. Je tenais particulièrement à offrir aux 54 sommeliers venus du monde entier les conditions optimales pour remporter ce titre. Pas de visites « touristiques », pas de longs dîners tardifs qui privent de sommeil et entravent la concentration… Pas de déplacements inutiles : même lieu pour toutes les épreuves jusqu’à la finale. Spécial parce que, pour la première fois, cinq Meilleurs Sommeliers du Monde œuvraient dans la Commission Technique. Spécial parce que c’est la toute première fois que les épreuves pratiques de demi-finale se déroulaient en public, donnant ainsi l’occasion à des centaines de personnes d’apprécier les qualités de douze candidats et pas seulement des trois finalistes. Spécial parce que c’est la première fois que le public de la finale était aussi nombreux. Près de 4.000 personnes s’étaient réunies dans ce grand amphithéâtre du Forum International de Tokyo ! Spécial aussi parce que douze Meilleurs Sommeliers du Monde — de 1969 à 2010 — siégeaient au jury de la finale. Spécial parce que le classement des trente premiers candidats a été révélé, entraînant déception pour certains mais joie certaine pour d’autres. Spécial par le nombre impressionnant de médias présents à Tokyo pour couvrir l’événement et promouvoir ainsi la sommellerie à l’échelle mondiale. Spécial également parce que les moyens mis en œuvre étaient d’une ampleur exceptionnelle, grâce à l’Association Japonaise des Sommeliers dont le président, Masaharu Oka, avait, en outre, déployé une équipe de 50 personnes pour encadrer les délégations officielles de l’A.S.I. (300 personnes) et le public. Spécial grâce au soutien des nombreux partenaires internationaux de l’A.S.I. Moët & Chandon, Chef & Sommelier, SanPellegrino & Acqua Panna, Nespresso, Les Vins d’Alsace, les Vins du Portugal, les Vins d’Autriche, Vinexpo, Peter Lehmann Wines, Suntory, SommelierS International, auxquels s’ajoutaient les partenaires nationaux de JSA et Château Laguiole. Spécial enfin car les cerisiers ont fleuri juste au bon moment, offrant à tous un brin de poésie et de douceur pendant ces trois jours intenses de compétition. Pas de doute, les dieux étaient avec nous…
Shinya Tasaki Président de l’Association de la Sommellerie Internationale (A.S.I.)
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