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Certification ASI

29/06/2018
Mobilisation exceptionnelle en France

Huit candidats ont passé les épreuves à Paris. Une première qui marque l’intérêt des professionnels pour ce diplôme qui bénéficie déjà d’une réelle renommée à l’international.

Les huit candidats réunis autour de Fabrice Sommier, directeur des concours de l’UDSF.

Six ans après la création de l’examen de certification pour l’obtention de l’International ASI Sommelier Diploma, la France a, pour la première fois, enregistré la participation d’un nombre conséquent de candidats. Au total, ils étaient huit dont une Japonaise et un Canadien anglophone travaillant elle à Paris et lui à Bordeaux, à venir tenter de décrocher ce diplôme que seuls six sommeliers français ont jusqu’à maintenant présenté et décroché.

Seika Hosokawa (Royal Monceau à Paris) et Leagh Barkley (Le Chapon fin à Bordeaux) ont vécu la première partie des épreuves aux côtés de Eric Goettelmann (Relais Bernard Loiseau à Saulieu), Claude Isambert (Divellec à Paris), Christophe Martin (lycée hôtelier de La Rochelle), Alexandre Morin (sommelier consultant à Bordeaux), Bruno Scavo (Société des Bains de Mer à Monaco) et Denis Verneau (La Mère Brazier à Lyon). Pour tous, l’examen a débuté par les épreuves écrites avec la dégustation commentée d’un vin blanc (Chablis 2017, cuvée Saint-Martin du Domaine Laroche) et d’un vin rouge (Juliénas 2014, Château des Capitans de Georges Dubœuf). Cinq spiritueux étaient ensuite à identifier. Tous issus de la maison Louis Roques, il s’agissait de liqueurs de pomme, de genièvre et de noisette, d’une vieille prune de Souillac et d’une crème de noix. Enfin, un questionnaire très dense et logiquement très international complétait cette première phase. Une étape qui faisait voyager à travers le monde et soulignait la difficulté de la certification.

La pratique jugée par l’UDSF

Deux ateliers pratiques complétaient cette matinée. Le premier, en anglais pour les Français et en français pour les deux étrangers, portait sur la technique et la commercialisation. Les candidats débutaient par le carafage et le service d’un vin de Bordeaux. Exercice qu’il fallait compléter d’une présentation du vin lui-même et de l’appellation Puisseguin Saint-Emilion dont il était originaire. Et, surtout, il fallait imaginer un menu autour de ce vin et justifier ses choix de plats.

Le même vin servait pour l’atelier suivant. Proposé avec une terrine de campagne, les sommeliers devaient évoquer la qualité de l’accord entre les deux produits et, si nécessaire à leur goût, en proposer un différent.

Si la dégustation des vins, l’identification des spiritueux et les ateliers étaient jugés et notés par des membres de l’UDSF mobilisés par Fabrice Sommier, le questionnaire est parti dès le lendemain vers l’Italie afin d’être corrigé par l’équipe réunie par Giuseppe Vaccarini (Meilleur Sommelier du Monde 1978). Le cumul de toutes ces notes permettra de déterminer si les candidats ont la moyenne nécessaire à l’obtention du diplôme.

Jean Bernard