Excellence, culture et soins attentifs pour toute une famille
Michel Bardet, ingénieur électronicien, et sa sœur Marguerite Bardet, agrégée de l’Université, sont présents sur le domaine. Ils ont mis leur talent au service des grands vins dont ils portent la réputation. Modestes mais imprégnés de culture, notamment bourguignonne, ils vont appliquer à l’élaboration des vins de leur propriété la rigueur scientifique et l’exigence universitaire. C’est un bonheur d’entendre Michel Bardet parler des soins qu’il apporte à ses vins.
Robert Tinlot : Vous produisez des vins sur un périmètre bourguignon limité alors que la plupart des vignerons de cette région sont propriétaires d’un grand nombre d’appellations, de la Côte de Nuits à la Côte de Beaune et souvent jusqu’à la Côte chalonnaise.
Michel Bardet : Nous avons six hectares de vignes mais déjà six appellations contrôlées différentes dont cinq sur Meursault et une sur Pommard : le Clos blanc, qui est rouge. Cette désignation ! C’est toute une histoire qu’un jour il faudra conter. A Meursault, nous avons du Bourgogne, et du Meursault au centre du village, du Meursault Perrières 1er cru, et enfin le fameux Clos des Perrières, monopole du domaine et fleuron de notre famille. Ces six appellations résultent de délimitations qui ne sont pas le fruit du hasard. La Bourgogne est le haut lieu de la notion d’appellation d’origine fondée sur le terroir au sens le plus précis du mot. Les lieux-dits (que l’on appelle ici « climats ») doivent être respectés. Ici nous prenons un très grand soin de ne pas mélanger les raisins et nous respectons l’origine parcellaire.
Aujourd’hui la tendance est à une vinification courte pour faire des vins à consommer rapidement. Qu’en est-il chez vous ?
Au domaine, les vins sont vinifiés pour être de garde avec un usage modéré des fûts qui tournent sur cinq ans : le Clos des Perrières devrait attendre au moins dix ans, les Perrières premier cru 8 ans, le Meursault, quatre à cinq ans et le Bourgogne deux ans. Quant au Pommard, l’optimum de la dégustation est à huit ans.
Beaucoup de grands domaines se refusent à entrer dans la compétition des concours. Qu’en est-il pour vous ?
Il faut être modeste et attentif au jugement des experts, c’est pourquoi je n’hésite pas à présenter mes vins dans les grands concours. Je suis heureux d’avoir des succès. J’ai obtenu régulièrement médailles d’or, coups de cœurs et autres appréciations élogieuses des grands dégustateurs. Ma clientèle internationale apprécie ces distinctions. Ainsi, je vends 25% de nos vins au Japon, 15% aux Etats-Unis, et puis au Royaume Uni, en Belgique, aux Pays Bas. Or dans tous ces pays nos clients sont des connaisseurs exigeants et s’ils sont fidèles, c’est que nos vins de Meursault et Pommard sont à la hauteur de leurs exigences.
Robert Tinlot
Domaine Albert Grivault
7, Place du Murger
21190 Meursault
Tél. : 03 80 21 23 12
Fax : 03 80 21 24 70
|

Michel Bardet, petit-fils
d’Albert Grivault

|