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Prisca Asselin remporte le Trophée Chapoutier

09/11
Concours

Prisca Asselin remporte le Trophée Chapoutier

Ce concours, réservé aux élèves de mention complémentaire sommellerie, a réuni 30 candidats. Il souligne le très bon niveau théorique et pratique de ces futurs sommeliers mais aussi la qualité de la formation qui leur est dispensée. Les six finalistes accompagneront Michel Chapoutier en Australie en novembre prochain.
   

Elève du lycée technique hôtelier de Gascogne, à Talence, Prisca Asselin a remporté le vendredi 13 mai, à Tain l’Hermitage, la 19e édition du Concours du Meilleur Élève Sommelier en Vins et Spiritueux de France. En finale, elle était opposée à Jonathan Untersinger (lycée Alexandre Dumas d’Illkirch-Graffenstaden), Maxime Marchier (lycée hôtelier de La Rochelle) - respectivement deuxième et troisième - et à Jonathan Demyttenaere (lycée technique hôtelier régional de Marseille), Claude Le Goff (lycée Saint-Joseph l’Amandier de Saint-Yrieix-sur-Charente) et Niels Sluiman (lycée d’hôtellerie et de tourisme l’Occitanie de Toulouse) qui ont terminé quatrième ex aequo.

Prisca Asselin, lauréate 2011 d’un concours qui réussit aux futures sommelières depuis trois ans

Un concours qui est programmé sur deux jours et se trouve désormais placé sous la présidence d’Alain Landolt, professeur au lycée de Toulouse, qui succède à ce poste à Maryse Allarousse. Le premier jour permet d’effectuer une sélection avec une épreuve mêlant connaissances théoriques et maîtrise de la dégustation. Les six meilleurs candidats sont alors retenus pour la finale vécue le lendemain en public. Et suivant un programme bien rodé, aussitôt connus ils partagent au cours du dîner le menu qui servira de base à l’épreuve d’accord mets et vins. Un repas signé Sébastien Richard, le Chef du restaurant étoilé ‘La table de Sébastien’, à Istres.


La finale présidée cette année par Fabrice Sommier, Chef Sommelier du groupe Georges Blanc, MOF 2007 et secrétaire général de l’UDSF, fut d’une qualité remarquable. «J’ai apprécié le niveau de tous ces jeunes qui sont encore élèves et font preuve de beaucoup de connaissances et – déjà - d’expérience. Je crois qu’il faut saluer le travail des enseignants qui les forment et soutiennent ainsi notre métier» soulignait-il d’ailleurs après la lecture du palmarès.

Inspirée par Enrico Bernardo

Chaque concurrent avait donc trente minutes pour se livrer à cette épreuve de commercialisation qui comportait aussi un bref question-réponse en anglais. Suivaient ensuite la décantation et le service d’un vin rouge et enfin la dégustation commentée de deux vins et deux spiritueux. De quoi permettre au jury d’établir un palmarès même si les écarts étaient finalement minimes. Déjà finaliste en début d’année du Concours du Meilleur Élève Sommelier en Vins du Val de Loire alors remporté par Maxime Marchier, Prisca Asselin montait cette fois-ci sur la plus haute marche du podium. La jeune femme, âgée de 23 ans, affichait toute sa joie: «J’ai débuté ma préparation en février, en travaillant beaucoup dans les bouquins. Mais j’ai eu également la chance de partir en stage à Londres, au ‘Gavroche’ où l’on m’a permis de travailler en salle au contact du public. C’était aussi une façon de m’entraîner. Depuis le concours en Val de Loire où je me suis classée troisième, j’ai pris goût aux compétitions. C’est motivant, mais c’est surtout un bon moyen de progresser en se fixant un objectif…»

Les trois premiers du concours et les membres du jury désormais présidé par Alain Landolt, entre Maxime Marchier et Prisca Asselin.

Après un bac général et un BTS hôtellerie-restauration, option salle, cette Orléanaise d’origine a découvert le métier de sommelier au travers d’un reportage consacré à Enrico Bernardo, le Meilleur Sommelier du Monde 2004. «Pour moi ce fut un déclic! Ce métier me plaît car il attache beaucoup d’importance au relationnel, on partage ses coups de cœur avec les clients. On exprime aussi sa sensibilité et on s’efforce de transmettre des émotions.»

Son goût va vers les vins blancs du Val de Loire, pour leur fraîcheur et leur minéralité et les vins rouges du Languedoc-Roussillon, pour leur complexité et leur variété.

Bien décidée à retrouver le ‘Gavroche’ pour s’y assurer plus d’expérience et d’aisance dans la pratique de l’anglais, Prisca, comme les cinq autres finalistes, sait qu’elle prendra en novembre prochain la direction de l’Australie. Une belle récompense pour ceux qui ont brillé lors de ce grand prix Chapoutier – Metro Cash & Carry France.

Jean BERNARD