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Les dix demi finalistes étaient (de haut en bas et de gauche à droite) : Andreas Jechsmayr, Aristide Spies, Paolo Basso, Samuil Angelov, Eric Zwiebel, Fabio Miccoli, Merete Boe, Manuel Moreira, Soren Polonius, Isa Bal.

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Trente pays étaient représentés à l’occasion de cette première édition d’une nouvelle ère
Un concours qui proposait d’abord une phase de sélection, dans les salons du Kempinski Zografski Hôtel de Sofia, puis une finale mise en scène dans le cadre majestueux du théâtre Ivan Vasov.
Et pour ramener dans un premier temps le nombre de candidats au titre de 30 à 10, le comité technique a d’abord misé sur les classiques. La dégustation d’un vin blanc et d’un vin rouge à l’écrit puis trois liqueurs à identifier précédaient une épreuve d’accord mets et vin. Le vin blanc et le vin rouge qui avaient servi de base à la dégustation commentée revenaient accompagnés d’une truite fumée, d’une part, et d’un carpaccio, de l’autre. A chaque sommelier de choisir un vin commun aux deux plats et d’expliquer pourquoi. Enfin, 57 questions parcourant l’Europe et les divers aspects du métier de sommelier complétaient cette première phase. La conclusion venait avec une épreuve de service. Sept verres, une demi-bouteille de champagne et l’obligation de servir cinq personnes. Il y avait des pièges… bien entendu !
Favoris parmi les dix
Dix candidats sortaient du lot et décrochaient le droit de poursuivre l’aventure. Andreas Jechsmayr (Autriche), Aristide Spies (Belgique), Paolo Basso (Confédération Helvétique), Samuil Angelov (Finlande), Eric Zwiebel (France), Fabio Miccoli (Italie), Merete Boe (Norvège), Manuel Moreira (Portugal), Soren Polonius (Suède), Isa Bal (Turquie) : tous les candidats ayant un profil de favori étaient là.
Et pour eux, la valse des épreuves se poursuivait. Commentaire d’un vin rouge en cinq minutes, un test d’utilisation de l’outil informatique, une décantation et le service d’un vin pour trois personnes puis l’ouverture commentée d’une bouteille de vin blanc et le service de dix verres. Au terme de ce ballet, il ne devait plus en rester que trois. Paolo Basso et Eric Zwiebel étaient comme en 2006 à Paris dans ce dernier trio que complétait donc Isa Bal.
Une progression fulgurante
Un candidat turc qui officie au restaurant 3 étoiles ‘The fat Duck’, en Angleterre. Un établissement classé comme le deuxième meilleur restaurant du monde par la revue ‘Restaurant Magazine’, qui lui permet de toute évidence de progresser à grands pas. Car en Bulgarie il s’est installé en pleine lumière sans avoir obtenu, jusque-là, de réelles références. Qui se souvient qu’il était déjà le candidat de son pays au Mondial de Rhodes ? Il n’avait pas alors franchi le premier niveau de sélection. Puis, en avril dernier, lors du concours anglais, il avait fini à la seconde place alors qu’en 2004, année qui avait vu le Français Eric Zwiebel devenir meilleur sommelier d’Angleterre, il était resté sur la troisième place du podium. « Il n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui » reconnaissait Gérard Basset, « et faisait figure d’outsider car son parcours dans de grandes maisons depuis son arrivée au Royaume Uni lui a permis de bien progresser ». Au point de balayer ses adversaires et de ne laisser que peu de places aux interrogations des spécialistes présents dans le théâtre. Précis, compétent, attentif aussi aux attentes précises du jury, il s’est également montré redoutable dégustateur laissant aux candidats suisse et français les plus mauvaises places. Sur le podium mais sans le titre, comme en 2006, Eric Zwiebel n’a cependant pas laissé longtemps la place au doute quant à ses intentions futures. « Je veux arriver à ramener un titre en France, alors pas question de baisser les bras même si le doute et les interrogations ont leur place dans ma réflexion, aujourd’hui… » Lui comme de nombreux autres candidats présents à Sofia pensent désormais au rendez-vous mondial au Chili, en 2010.
Jean Bernard
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