Compétition Portugal

 

 

14e édition du Master of Port

Fabrice Sommier inscrit son nom au palmarès

Président de l’Association “Lyonnais Rhône-Alpes” et déjà sacré Meilleur Ouvrier de France en 2007, le Chef Sommelier du restaurant Georges Blanc, à Vonnas, a été sacré dans les salons de l’ambassade du Portugal, en présence de son excellence l'ambassadeur Francisco Seixas da Costa.


Les huit candidats retenus pour les dernières épreuves : Jean-Baptiste Klein, Fabrice Sommier, Marianne Monin, Carole Ferron, Philippe Troussard, Yann Satin, Benjamin Roffet et Bertrand Bijasson.

 

Une soixantaine de concurrents présents lors des sélections organisées le Syndicat des Grandes Marques de Porto (SGMP) et huit des associations régionales de l’Union de la Sommellerie Française avec le soutien de l’Institut des Vins du Douro et de Porto (IVDP)... huit seulement rassemblés dans les salons d’un hôtel de la proche périphérie parisienne... quatre en finale et un seul vainqueur... Voilà le long chemin qui a conduit Fabrice Sommier jusqu’au titre de Master of Port. Un concours dont Serge Dubs fut, en 1988, le premier lauréat. L’année suivante, il était sacré Meilleur Sommelier du Monde.

Un parcours idéal auquel ne songeaient pas encore les huit candidats retenus : Bertrand Bijasson (Hôtel Mercure à Libourne), Carole Ferron (Les Vins Cœurs, à Trions), Jean-Baptiste Klein (Restaurant Régis et Jacques Marcon, à Saint-Bonnet-le-Froid), Marianne Monin (Le Bristol, à Paris), Benjamin Roffet (Gordon Ramsay au Trianon Palace, à Versailles), Yann Satin (Hôtel Westminster, au Touquet), Fabrice Sommier (Restaurant Georges Blanc, à Vonnas) et Philippe Troussard (Les Caudalies, à Arbois).

Eliminations par étapes

Les premiers à faire les frais d’une série d’épreuves éliminatoires (dégustation commentée par écrit, questionnaire) furent Bertrand Bijasson et Marianne Monin. Pour les six encore en course, la pratique se conjuguait ensuite avec le choix d’un vin de Porto, et sa justification, pour accompagner l’entrée, le plat ou le dessert d’un déjeuner pris par les membres du jury en présence de Claude Brasseur, le parrain de cette édition 2010.
Epreuve fatale à Carole Ferron et Jean-Baptiste Klein.
La finale, en public, aux ateliers simples en apparence, prouvait une fois encore que le comité technique, placé cette année sous la direction de Christian Pechoutre, ne manquait ni d’imagination, ni de subtilité pour juger de la qualité des postulants au titre. Bien sûr, ouvrir une bouteille de Porto et la servir n’a rien de sorcier. Mais lorsque celle-ci est bouchée à la cire et que dessous se cache un bouchon à couronne de plastique, là, c’est autre chose !
Déguster cinq verres de Porto et les identifier par rapport aux bouteilles présentées, décanter un magnum, le servir tout en faisant une proposition de menu en accord avec ce vin, sans oublier un diaporama rythmé par dix questions… voilà qui devait permettre de connaître le grand vainqueur d’un concours où ils seront nombreux, dans deux ans, à rêver une nouvelle fois de succès.
 
Fabrice Sommier

Le comité technique mobilisé par l’UDSF avait, une fois encore, trouvé matière à surprendre les finalistes.

Sous le regard de Serge Dubs, Claude Brasseur a remis son trophée
à Fabrice Sommier.

Le goût retrouvé de la compétition

Fabrice Sommier, lui, a retrouvé le goût de la compétition en se préparant avec l’aide de l’équipe de sommellerie du prestigieux restaurant auquel il apporte ainsi un nouveau titre après celui de Meilleur Ouvrier de France, remporté à Evian, en 2007. «Il ne s’agissait pas d’un pari, mais c’était presque ça, avouait-il, une fois le titre en poche. Certains s’étonnaient que je me relance dans les concours, pensant qu’avec le MOF, on n’a plus rien à prouver. Pour moi, c’était une façon tout à fait passionnante de m’amuser. Et puis j’étais motivé par l’idée de faire découvrir un produit qui est connu en tant que tel mais très méconnu en tant qu’élément de la gastronomie».

Candidat fin avril dernier, lors de la sélection française pour le prochain concours européen, Fabrice Sommier n’avait pu y parvenir. «C’est désormais mon objectif. Ce titre de Master of Port l’année de mes 40 ans est une vraie source de motivation pour aller plus loin».
Les candidats malheureux du jour n’étaient pas, non plus, décidés à baisser les bras. D’autres échéances se profilent à l’horizon et ils ont bien l’intention de retenir certaines leçons pour se montrer plus compétitifs encore à l’avenir.

Jean BERNARD

 





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