Benjamin Roffet
gagne le titre en deux temps
Les épreuves organisées par l’Union de la Sommellerie Française, avec le soutien très marqué d’InterLoire, ont permis à ce professionnel de 29 ans de succéder à Manuel Peyrondet. Un coup de projecteur qui profite aussi au restaurant ‘Gordon Ramsay’ au Trianon Palace, à Versailles.
Originaire du Forez, Benjamin Roffet est un garçon discret. Un sommelier qui a fait des compétitions une source de motivation et qui sait aussi accepter l’échec. Demi-finaliste du Concours du Meilleur Sommelier de France en 2008, à Perpignan, il avait suivi la fin des épreuves en spectateur. En juin dernier, il atteignait cette fois la finale du Master of Port mais ne se montrait pas en mesure de s'approprier le titre. Les 16 et 17 janvier derniers, dans le décor majestueux de l’Abbaye de Fontevraud, près de Saumur, il est allé au bout de l’aventure.
Mais avant d’être couronné, il a vécu, avec les sept autres candidats retenus après une première phase de sélection organisée à Paris, une demi-journée intense d’épreuves. Une sorte de marathon que le futur vainqueur a partagé avec Jonathan Bauer-Monneret (Royal Monceau, à Paris), Guillaume Favreau (L'Orangerie, à Charmey, en Suisse), Romain Iltis (La Verte Vallée, à Munster), Pascaline Lepeltier (Rouge Tomate, à New York), Florent Martin (Four Seasons Hôtel Georges V, à Paris), Antoine Petrus et Pierre Vila Palleja (Le Crillon, à Paris). Déguster, sans le savoir, deux fois le même vin rouge et commenter par écrit l’un en français et l’autre en anglais ; identifier trois eaux-de-vie et spiritueux ; être soumis à un diaporama dont chaque image appelait un commentaire et enfin répondre à un volumineux questionnaire étaient comme un apéritif. Quatre ateliers pratiques complétaient le contenu de cette demi-finale. Surprenants, déstabilisants ou d’un vrai classicisme professionnel, ils livraient un verdict qui ne serait dévoilé que le lendemain, sur la scène de la finale et devant 400 spectateurs.
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Le vainqueur du concours 2010 et son trophée
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