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« Le vin tourne en produit de luxe et ça me gêne. Le regard sur les primeurs est le même que sur le CAC 40. Une bonne bouteille est faite pour être bue et partagée ! », souligne le Meilleur Sommelier de France 2010 à Fontevraud. L’intérêt pour le monde du vin de cet originaire de Saint-Etienne s’est développé très tôt : « J’ai découvert ce produit vivant auprès d’un grand-père paysan et de parents qui aiment faire de belles tables. Ils m’ont initié au plaisir de bien boire et de bien manger ».
Meilleur Ouvrier de France catégorie sommellerie depuis mai 2011, il a bénéficié des conseils de ses pairs de l’UDSF pour réussir le concours et a apprécié cette transmission des connaissances. « Je me suis lancé dans les compétitions pour être toujours au courant de ce qui se passe dans l’univers du vin et pour pouvoir en parler devant les projecteurs. Avec l’état d’esprit et l’envie de gagner, du fair-play et du tact, je me prépare à la théorie avec une mémoire stimulée par la passion. Je pars 15 à 20 fois par an à l’étranger pour goûter des vins », révèle- t-il en expliquant sa vision très internationale du vin. « J’ai travaillé à Londres, notamment pour Gordon Ramsay. Les Anglais, qui n’ont pas de vignobles, ont la culture d’aller voir ailleurs ».
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Le Trianon Palace propose environ 850 références dont une
soixantaine de vins étrangers. Benjamin Roffet aime entretenir un
contact et un dialogue avec des vignerons qui s’affirment et donnent une
expression vivante au vin. « J’apprécie les artisans comme Eben Sadie
en Afrique du Sud, Brian Grosset en Australie, Michel Chapoutier dans la
Vallée du Rhône et en Australie, le domaine Didier Dagueneau avec le
fils Louis Benjamin dans la vallée de la Loire… Le type de sol, le
grappage, la vérité sont dans le verre ! ». Petite confidence de celui
qui ambitionne d’être Meilleur Sommelier d’Europe : Bruce Willis lui
demandait toujours au Claridge’s, à Londres, la cuvée 1986 de Château
Margaux.
Sarah Canonge
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