Une
soixantaine de concurrents présents lors des sélections organisées le
Syndicat des Grandes Marques de Porto (SGMP) et huit des associations
régionales de l’Union de la Sommellerie Française avec le soutien de
l’Institut des Vins du Douro et de Porto (IVDP)... huit seulement
rassemblés dans les salons d’un hôtel de la proche périphérie
parisienne... quatre en finale et un seul vainqueur... Voilà le long
chemin qui a conduit Fabrice Sommier jusqu’au titre de Master of Port.
Un concours dont Serge Dubs fut, en 1988, le premier lauréat. L’année
suivante, il était sacré Meilleur Sommelier du Monde.
Un parcours idéal auquel ne songeaient pas encore les huit
candidats retenus : Bertrand Bijasson (Hôtel Mercure à Libourne),
Carole Ferron (Les Vins Cœurs, à Trions), Jean-Baptiste Klein
(Restaurant Régis et Jacques Marcon, à Saint-Bonnet-le-Froid), Marianne
Monin (Le Bristol, à Paris), Benjamin Roffet (Gordon Ramsay au Trianon
Palace, à Versailles), Yann Satin (Hôtel Westminster, au Touquet),
Fabrice Sommier (Restaurant Georges Blanc, à Vonnas) et Philippe
Troussard (Les Caudalies, à Arbois).
Eliminations par étapes
Les premiers à faire les frais d’une série d’épreuves éliminatoires
(dégustation commentée par écrit, questionnaire) furent Bertrand
Bijasson et Marianne Monin. Pour les six encore en course, la pratique
se conjuguait ensuite avec le choix d’un vin de Porto, et sa
justification, pour accompagner l’entrée, le plat ou le dessert d’un
déjeuner pris par les membres du jury en présence de Claude Brasseur,
le parrain de cette édition 2010.
Epreuve fatale à Carole Ferron et Jean-Baptiste Klein.
La finale, en public, aux ateliers simples en apparence, prouvait une
fois encore que le comité technique, placé cette année sous la
direction de Christian Pechoutre, ne manquait ni d’imagination, ni de
subtilité pour juger de la qualité des postulants au titre. Bien sûr,
ouvrir une bouteille de Porto et la servir n’a rien de sorcier. Mais
lorsque celle-ci est bouchée à la cire et que dessous se cache un
bouchon à couronne de plastique, là, c’est autre chose !
Déguster cinq verres de Porto et les identifier par rapport aux
bouteilles présentées, décanter un magnum, le servir tout en faisant
une proposition de menu en accord avec ce vin, sans oublier un
diaporama rythmé par dix questions… voilà qui devait permettre de
connaître le grand vainqueur d’un concours où ils seront nombreux, dans
deux ans, à rêver une nouvelle fois de succès.
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Fabrice Sommier
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